canyon subra

Le canyon de Subra, un plaisir technique.

Le canyon de Subra, entre plaisir et technique.

rappel cascade subra canyon

Le canyon de Subra, c’est essentiellement du plaisir. La marche d’approche suffirait à elle-même d’en faire un enchantement. On traverse les zig zag de la piste forestière, il faut retrouver l’entrée pour la dernière section de la forêt, on s’y perd parfois, c’est l’aventure ! En pleine forêt, on retrouve un arbre, ha oui, c’est là ! Le pique nique s’impose au-dessus de l’entrée du canyon, histoire de profiter pleinement du spectacle. Et c’est le début de la descente !

Le canyon de Subra est plus techniques que ses frangins pas très loin, c’est un de mes canyon préféré. Les rappels s’enchainent en cascades, on passe la plupart du temps sur une corde. C’est l’occasion rêvée de se parfaire en technique de rappel. Entre les roches de schiste rouge la végétation éclate parfois à tel point qu’on se croirait perdus au milieu de la jungle cambodgienne mais non, on est bel et bien en Ariège ! Entre deux parois le paysage est magnifique, on peut rester à flâner mais pas trop longtemps.

Rappel cascade canyoning ariège

La descente n’est pas difficile mais elle nécessite quand même une bonne endurance. On se faufile jusqu’à arriver à la « cascade de la seringue », une expérience forte. Bien entendu, comme pour beaucoup de choses, on garde le meilleur pour la fin avec la « cascade de la grotte ». Je ne peux que conseiller d’aller voir par soi-même, c’est la cerise sur le gâteau.Amateurs de rappel arrosés bienvenus !

canyon Subra ariege descente rappel
rappel ariege subra grotte canyoning

A la fin d’une journée dans le canyon de Subra, on a la sensation d’avoir relevé un challenge, on regarde derrière satisfait et c’est l’occasion d’aller boire une mousse ou un perrier fraise avec son équipe. Subra a tous les ingrédients d’une bonne journée en canyon ; une bonne dose de technique, une lampée de paysages superbes, une pincée de dépassement de soi, il ne manque que … la bonne équipe !


Pourquoi venir faire du canyoning avec nous cet été ?

Pourquoi venir faire du canyoning avec nous cet été ?

Pourquoi du canyoning chez nous ?

accueil café speleo canyon ariege jardin

Chez Spéléo Canyon Ariège, vous êtes accueillis dans notre centre de canyon autour d’un café pour faire connaissance. On prend le temps de se présenter, de faire connaissance et de vous expliquer le programme de la journée. On vous fournit l’équipement de A à Z, en commençant par les chaussures de canyoning, la combinaison néoprène complète, le baudrier et le casque. Chez nous, vous êtes avant tout un stagiaire, grand ou petit, on vous forme aux techniques de descente de canyoning. C’est pourquoi vous aurez un briefing complet à l’entrée du canyon pour pouvoir vous déplacer en toute sécurité le long du parcours. Nous enseignons à chaque personne suivant son niveau et son envie d’apprendre depuis maintenant plusieurs années. Vous profiterez d’un savoir faire unique d’instructeurs qui sont aussi formateurs internationaux en canyoning !  En famille, entre potes ou pour un enterrement de vie de garçon, nous nous adaptons toujours à notre public. Après avoir bien profité de la sortie, on se retrouve au centre pour boire un verre et parler avec vous de la journée.

En quoi consiste le canyoning ?

rappel descente sourire eau montagne sport canyoning artigue

Tout d'abord, le canyoning est une activité de plein air en montagne. Les amoureux de la nature et des grands espaces pourront se régaler et en prendre plein la vue. L'idée est d'effectuer une descente dans une gorge ou canyon. Pour se faire, on monte au départ du canyon, c'est la marche d'approche. La durée d'un canyon varie selon son envergure et sa marche d'approche. Elle varie dans la vallée de Vicdessos entre quinze minutes pour le canyon de Marc et deux heures et demi pour celui d'Estat. Arrivé au début du canyon, on va descendre à l'aide de plusieurs techniques. La première et essentielle est de marcher dans l'eau, sur les rochers. Puis suivant les obstacles que l'on rencontre, on va pouvoir sauter dans une "marmite" d'eau profonde. Si le saut n'est pas possible, on va peut être pouvoir glisser en toboggan ou bien descendre sur une corde en rappel. Bien entendu chez nous aucun saut n'est obligatoire. Quand on arrive dans l'eau, on va nager pour rejoindre l'obstacle suivant. Les obstacles sont souvent des cascades plus ou moins grandes.

Pourquoi le canyoning est bon pour vous ?

canyoning relax eau roche pleine nature

Le canyoning est un mélange de plusieurs activités, entre marche, nage et corde, vous utilisez tous vos muscles sans même vous en apercevoir. On se dépense avec le sourire et ça c'est bon pour traîner à la plage après. Votre cerveau est occupé à analyser un environnement qu'il ne connaît pas. Du coup, il ne réfléchit plus à l'effort qu'il est en train de fournir ni au boulot qu'il reste à faire à la maison. Les soucis de tous les jours s'envolent dans une cascade d'eau fraîche. Devant les obstacles plus ou moins difficile, chacun se met face à ses peurs et ses défis. Le dépassement de soi est au cœur de l'activité. C'est quand même super cool de se retourner pour voir qu'on a descendu ce rappel ou sauté cette cascade, c'est pas tous les quatre matins qu'on fait ça, ça donne la banane et ça fait travailler les zygomatiques, un muscle de plus qui bosse !

canyon pleine nature montagne ariège bassiès artigue eau cascade

rappel descente cascade eau transparente canyoning artigue

canyoning saut eau montagne plein airroche

Pour passer un moment unique en pleine nature, au cœur du parc Naturel des Pyrénées Ariégeoises, où vous vous dépassez en étant accompagnés par des professionnels, ça se passe chez nous !

Alors, qu'est-ce que vous attendez pour aller faire du canyoning chez nous cet été ?


dessin speleo buffo fret feature

Bivouac spéléo au Bufo Fret

Deux jours sous terre dans le réseau du Bufo Fret

Une expédition qui se prépare

Revenons à la racine de la chose ; qu'est-ce qu'une expédition ? D'après le Larousse, une expédition c'est entre autre ; "Voyage scientifique dans un pays éloigné ou difficile, ou voyage touristique plus ou moins important ou mouvementé ; hommes et matériel participant à ce voyage : Expédition au pôle Sud." Certes, nous ne sommes pas partis au pôle sud mais pour ce qui est de la partie mouvementée pourquoi pas. Bivouaquer dans le réseau du Bufo Fret, ce n'est pas rien. Olivier était le premier motivé par l'aventure, il a embarqué avec lui son fils Baptiste et Benoît un ami. Sandrine est venue se greffer également pour participer au projet. A la dernière minute, Morgan a vu passer l'évènement sur les réseaux sociaux et sans hésiter une seconde est venu compléter l'équipe. On avait notre équipe motivée, il nous restait à assurer la logistique. Il a fallu rassembler le matériel nécessaire ; combinaisons, harnais, casques, lumières, duvets... Et aussi la nourriture pour deux jours sous terre. J'étais en charge de préparer à manger pour le groupe et d'assurer la couverture médiatique de l'évènement, appareil photo au poing.  Rod est parti plusieurs fois en reconnaissance sur le terrain, il a repéré les endroits clés et l'emplacement du bivouac.  On s'est donnés rendez-vous à Bugarach le samedi matin, 10h.

speleo buffo fret bivouac

Ensemble, on s'est occupés de conditionner les affaires. Les duvets, les fringues de rechange, la nourriture, les cordes et trousse de secours. C'est compliqué de conditionner les sacs pour une expédition comme celle là. Il ne faut rien oublier mais il faut le minimum, car les sacs en spéléo demandent une attention et une gestion particulière. Les sacs, il faut les emmener, et ce n'est pas une mince affaire à travers les entrailles de la Terre. Rod nous expliquait la gestion des sacs, sorte de troisième bras pour le spéléologue. On a réussi à avoir un nombre de sacs acceptable, avec tout ce qu'il nous fallait dedans. On s'est mis en route pour l'entrée du réseau du Bufo Fret.

Premier jour sous terre

speleo buffo fret lac lutin

Une courte marche d'approche nous a mis dans le bain direct, l'entrée de la grotte était là. Tête la première on se jette dans l'inconnu. Au début l'excitation et le management des sacs dominent l'activité. On arrive dans "le lac des lutins", on barbote dans l'eau, la roche nous donne quelques avants-goûts de ce que la nature sous terre peut nous offrir mais pas de lutin. On mange un morceau près du lac. C'est le moment de la première remontée sur corde. Et oui, l'originalité de ce réseau est de remonter dans la montagne.

speleo buffo fret remontee corde

Monter sur corde c'est une chose, notre équipe a été bien briffée par Rod, on s'économise, il n'y a aucune performance à suivre, il faut maîtriser la technique afin de remonter sans se cramer complet au début de l'exploration du réseau. Mais monter les sacs c'est encore une autre paire de manche. Un équipier monte, il est suivi d'un sac au bout d'une corde monté à la poulie. Ce passage fini, on attaque la section dites de "Pearl Harbor". Un peu plus technique, il faut se faufiler dans un passage plus étroit en se faisant passer les sacs. Une belle action ! L'esprit d'équipe est au beau fixe, on rigole, on transpire, les sacs passent d'une main à une autre, on monte dans le réseau et on arrive au "Grand Balcon". A partir de là, vacances ! Les sacs sont montés dans la "Galerie des Sables", lieu de notre bivouac et nous pouvons repartir explorer le réseau.

speleo buffo fret galerie des piques

Une petite montée sur corde encore et nous entrons dans la "Galerie des piques". L'ambiance est superbe, nous sommes sept explorateurs sous terre, des concrétions partout s'agencent comme des représentations théâtrales de mère nature, à chaque pas on découvre de nouvelles formes. C'est assez grand et pour se repérer Rod a emmené avec lui sa tablette et une version PDF de la topographie du réseau qu'on peut agrandir à 400%. C'est beau la technologie !

speleo buffo fret topographie tablette

On découvre amusés les noms donnés aux différentes parties du réseau, pas toujours drôle comme "la peste brune" ou plus enjoué ; "le réseau boubou". Pour l'instant il semblerait qu'on soit dans la "Galerie des intraterrestres". On continue d'avancer, on passe de salles assez vastes à des sections plus étroites, on fait attention où l'on met les pieds. Des fois de grandes failles creusent le sol et on n'en voit pas le fond. C'est l'aventure !

speleo buffo fret dessin

Dans la "Galerie des petits gris", on arrive au grand toboggan d'argile. Avant d'y aller Rod nous annonce qu'il n'a pas été plus loin dans ses explorations précédentes de la cavité. Il est, comme nous, face à l'inconnu et donc face à la découverte. Remonter un toboggan d'argile n'est pas la meilleure idée que tu aies jamais eu. Rod trouve un passage, on se faufile, on arrive face à un laminoir, passage qui peut être large mais bas de plafond, on y est obligés de se déplacer en rampant. On sort de là au-dessus du toboggan, pari réussi ! On continue, grisés par la découverte et l'inconnu.

speleo buffo fret topographie

Se repérant avec la tablette, on arrive à savoir qu'on fait ce grand virage à 360°, pour l'instant ça va, tout le monde a le sourire, tout le monde veut continuer. Mais au bout de quelques instants on se trouve face à une crevasse où l'on avance en opposition, avec un peu de gaz sous les pattes et il semble que devant on ne puisse plus aller bien loin sans s'exposer dangereusement. Rod prend la décision de faire demi-tour, nous expliquant que c'est le lot des spéléologues de devoir renoncer sans avoir vu le fond. Il est rare de voir le fond. On fait donc le chemin inverse, on remonte ou descend des cordes, on arrive au bivouac. La notion du temps a complètement disparue dans notre équipe.

speleo buffo fret bivouac apero

Au bivouac, il est question d'installer un endroit repéré avant par Rod pour le coin pipi, d'enlever les combis pour se mettre des habits secs, de préparer le repas. Sur une bâche on étend une belle nappe, on dispose les vivres. Le saucisson, la saucisse de foie, les anchois marinés à la provençale, quelques radis, des tomates cerises, des olives, un fromage de chèvre et un toudeille vache-brebis, la soupe de poireaux pommes de terre, recette de ma grand-mère, chauffe sur un réchaud. On mange de bon appétit, tout le monde a le sourire mais la fatigue est présente. On a crapahuté huit heures dans le réseau et quand la soupe arrive elle est appréciée par tous. Un petit verre de Gaillac pour remettre les plus vaillants sur pied, on se marre autour de la table, on se remet d'une belle journée en exploration. On installe le bivouac, une tente collective est amarrée au milieu de la belle "galerie des sables", tous nos explorateurs s'y installent sauf Baptiste décidé à affronter seul la nuit sous terre mais quand même juste à côté des autres.

Deuxième jour sous terre

La nuit fut marquée de sporadiques ronflements non identifiés, l'ours des cavernes peut être ? On ne s'est pas réveillé tôt, on a pris le café et un petit déjeuner, puis on a rangé le campement, reconditionner tout dans les sacs devenus plus légers. Le but est de ne laisser aucune trace de notre passage afin de ne pas déranger le monde souterrain. Avant de repartir de la "Galerie des sables", on va pousser un peu dans cette galerie, voir ce qu'il y a plus loin.

speleo buffo fret galerie des sables

On passe dans un laminoir et on arrive dans une belle petite salle où la roche prend des formes insoupçonnables. Plus loin le laminoir est trop étroit pour qu'on puisse s'aventurer dedans. On fait demi-tour et on revient à notre bivouac. L'exercice de reconditionnement effectué, on peut descendre les sacs au carrefour entre le chemin du retour et les cordes pour monter jusqu'à la "Galerie des piques" d'où on pousse jusqu'à la "Galerie blanche".

speleo buffo fret galerie des sables

Ce qui est superbe dans le réseau du Bufo Fret, c'est que chaque galerie possède un style bien particulier, le paysage n'est jamais le même et on découvre sans arrêt les différents paysages cavernicoles. La galerie blanche, quasiment inconnue pour Rod, est assez resserrée, accidentée, de belles concrétions finement ciselées s'étendent dans la roche, l'ambiance y est plus électrique. On monte, on passe en opposition quelques endroits et puis on se retrouve au puits.

speleo buffo fret galerie blanche

Difficile d'avancer plus, on fait demi-tour. Nous retrouvons les sacs et l'emplacement est idéal pour un pique nique du midi. Il ne nous reste plus qu'à retraverser "Pearl Harbor" dont le souvenir restait vivace chez nous. Étrangement la descente s'est faites très rapidement et sans grandes difficultés. On a retrouvé le lac après avoir descendu en rappel ce que la veille on montait au bloqueur. On a retrouvé la sortie sous un grand soleil, sous les sacs la plage et on est redescendus à la voiture pour se changer, ranger le matos, boire une bière et échanger  avec le sourire sur cette sortie.

speleo buffo fret equipe

Une expédition comme celle-ci ne laisse pas indifférent. La notion du temps s'échappe, les téléphones n'existent plus, le lien avec l'extérieur est complètement coupé, on est dans un monde hostile et étranger, loin de la maison. On fait face à soi même, ses peurs et ses envies mais on est bien entourés. C'est une belle expérience et un intense morceau de vie. Avec la bonne équipe, c'est un plaisir partagé ! Si vous aimez l'aventure et la découverte, n'hésitez pas à vous renseigner sur nos prochaines expéditions en bivouac !

Texte, crédit photo, dessin et vidéo : Arthur Serres


Devenir autonome dans le canyon de l'Argensou

Le canyon de l'Argensou et le parcours vers l'autonomie

Après quelques sorties en canyon est venu l’idée de suivre une voie dans ce domaine. Pour pouvoir progresser il fallait devenir autonome. Pour cela, Rodolphe proposait une formation de canyoneur autonome au mois de juin. Me voilà embarqué dans l’aventure autonome.

canyon autonome spéléo canyon ariege

Je fis la rencontre de mes collèges de formation, des français. Ensemble on a suivi le cours de la formation, entre théorie et technique et on a bien rigolé faut dire. Un beau jour, on est partis avec le matériel en direction du canyon de l’Argensou pour mettre en pratique ce qu’on avait appris.

canyon autonome cascade corde

La météo n’était pas vraiment avec nous, une petite pluie fine se déposait sur nos combinaisons et il ne faisait pas si chaud pour un mois de juin. Mais on n’était pas là pour prendre le soleil, on voulait devenir autonomes en canyon. Le canyon de l’Argensou est un canyon très facile pour débuter le canyon quand on est encadré, pour nous ce fut un challenge.

cascade equipement autonome canyoneur

Chacun avait un atelier à équiper, on se concentrait pour savoir comment faire. La première fois que je me suis retrouvé seul face à la corde, ce fut quelque chose. Que fallait-t-il faire déjà ? Et si je me trompe… Se concentrer, respirer, trouver la bonne solution.

canyon dessin autonome corde

Finalement ça l’a fait, j’ai mis en place pour la première fois une corde en rappel et je suis descendu dessus. Je doutais encore un peu du matériel. Comment tout ça pouvait tenir ? J’ai été soigné lors d’un exercice de coupé de corde. Je suis resté une bonne vingtaine de minutes au-dessus du vide, une coéquipière avait coupé la corde suivant la procédure mais quelque chose n’allait pas sans pour autant me mettre en danger. Après ça, je n’ai plus douté du matériel et pendant vingt minutes au bord de la cascade j’ai eu le temps d’appréhender la peur du vide.

olda stos canyon autonome UCA

La formation était des plus intéressante, tant au niveau du canyoning qu’au niveau personnel et sans oublier le côté humain. On avait partagé une semaine ensemble avec les collègues, c’était un bon moment d’échange et de partage. Après cette semaine on était autonomes en canyon, on était certifiés par Universal Canyoning Academy et Rodolphe Sturm. C’était l’occasion de passer à l’étape suivante.

Si l'aventure autonome vous tente vous aussi, jetez un œil à la formation ici : formation canyoneur autonome